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Séance n°2 avec l’instructeur Michel Jourdin, samedi 15 octobre.
Voici le résumé de notre deuxième séance avec Michel Jourdin, qui fut cette fois consacrée à l’obstacle en vue de préparer le concours complet de dimanche prochain.

Séance du 15 octobre

Pour préparer le concours complet du 23 octobre, l’instructeur nous a préparé une séance obstacle. Le but n’est pas de sauter 1.10 m mais de soigner ses courbes, ses abords, et de franchir des obstacles « regardants » pour préparer au mieux les chevaux. Un « mur » est matérialisé par une bâche rouge et blanche sur une barre, un bidet est installé sous un vertical et un directionnel est aménagé avec des cônes orange. La détente est individuelle, avec pour consignes : laisser s’étirer les chevaux, faire beaucoup de transitions pour qu’ils soient en avant et en équilibre, les assouplir par des voltes et figures.

Nous partons donc tous chacun de notre côté et nous appliquons à détendre du mieux que l’on pense, assez longuement au pas. Nos étriers sont déchaussés, et la détente au trot se fait un peu au trot enlevé mais aussi au trot assis. Nous nous croisons lors de nos courbes, de nos changements de main, et tout le monde est concentré, et essaie de bien faire.

Michel nous rassemble à la fin de la détente, durant laquelle il n’est quasiment pas intervenu. Il dit qu’il a vu beaucoup de cavaliers essayant de mettre leurs chevaux sur la main, en les coinçant. Ce qui est contradictoire à la détente même, car nous devons chercher l’étirement, la mise en avant, l’équilibre. C’est un défaut très fréquemment rencontré dans les reprises de ce niveau, malheureusement : vouloir coincer son cheval, avant qu’il soit détendu et apte à donner son dos en s’engageant, mouvement dont la mise sur la main doit être la conséquence. Il insiste auprès des moniteurs pour que nous ayons davantage de mise en selle lors de nos cours, car la différence entre les cavaliers est toujours l’assiette, et celle-ci doit toujours être assouplie, travaillée.

Nous commençons par sauter un croisillon au trot. Chaque cavalier est corrigé à son passage, mais est surtout encouragé dans ce qu’il a fait de bien, et de positif. Michel perçoit vite les défauts et qualités de chaque cheval et cavalier, et tente toujours de nous faire comprendre, que nous devons absolument nous adapter au potentiel de notre cheval. Toujours faire au mieux, en fonction de sa manière d’aborder les obstacles. Nous passons plusieurs petits obstacles, en abordant petit à petit les obstacles regardants, passés d’abord individuellement.

Chaque passage est appliqué, tous sont concentrés, et les chevaux, dans l’ensemble, passent tout avec brio ! Nous enchaînons pour finir un petit parcours de 5 obstacles avec deux lignes, à courte foulée, et où les courbes doivent être soignées, comme chaque abord. Michel nous explique en fin de séance qu’il a sciemment raccourcit la foulée dans les 2 lignes, afin de provoquer le saut chez les chevaux.

Encore une fois, les passages furent propres et bien préparés, Michel encourageant et accompagnant chaque cavalier.

La séance fut conclue par un débriefing individuel, où Michel a rappelé à chacun les points à améliorer, les points forts et en nous rappelant à tous, que nous ne devons jamais oublier de regarder notre cheval pour mieux le connaître et mieux le comprendre. Regarder les autres est aussi important pour voir où les fautes sont facilement commises, et mieux appréhender les difficultés d’un parcours.

En parlant de Koffee, il rappelait qu’il avait un regard franc et que ça se retrouvait dans son travail sur les barres, puisqu’il ne regarde jamais sur les côtés, et qu’il saute tout, très franchement.

-  En parlant de Brocéliande, il dira que le cavalier doit s’adapter à son train (rapide)de saut. (Ce qu’a très bien fait Noémie !) Qu’elle en a besoin pour franchir avec aisance son parcours.
-  Que Gai-Luron a besoin d’être contre-incurvé dans les courbes, et « tenu en tension » pour faire un parcours superbe (comme il l’a fait samedi).
-  Que Variquino et Haxo ont besoin d’enchaîner des parcours de barres au sol pour ne plus « fuir » ces barres, et les avaler aussi brusquement. Qu’ils apprennent à les passer dans le calme et le plus naturellement possible.
-  Que Vickie a besoin de son train (rapide !) pour sauter également,
-  Que Gala appréhende mieux les sauts au galop qu’au trot (puisque ce n’est qu’au trot qu’il a refusé),
-  Qu’Iroquois et Cécilia avaient fait du très bon travail (digne d’un cheval de grand prix !), et enfin
-  Que Gulliver a besoin d’être mené sur les barres, avec la plus grande décontraction.

La séance fut pour tous, très instructive, dans la manière d’aborder les obstacles en prenant toujours conscience de NOTRE cheval. Nous apprenons à faire en fonction de lui, et non pas seulement en appliquant les méthodes qu’on connaît. Nous apprenons à communiquer pour aller vers de meilleurs résultats, et chaque cavalier devrait avoir ce but en tête : communiquer avec son cheval, pour être fier de lui et fier de soi. Ensemble.

Les couples :

Cécilia et Iroquois

Noémie et Brocéliande

Mathilde et Gulliver

Mélanie et Haxo

Sophie et Variquino

Géraldine et Gala

Timothée et Gai-Luron

Thomas et Vickie

Charley et Koffee.