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Le TREC
Le TREC (Techniques de Randonnée Équestre en Compétition) est une discipline qui est née, il y a quelques années, pour pallier à la demande grandissante des adultes cavaliers notamment, de pratiquer une équitation dite d’extérieure.

Nombre d’adultes délaissent les disciplines classiques de compétition telle que le CSO (Concours de Saut d’Obstacle), dressage, complet, et souhaitent retrouver une équitation plus « naturelle », et plus proche de la nature. De là, le TREC est né.

A tout niveau, un trec comprend 4 épreuves :

-  la présentation du couple

-  le POR : parcours d’orientation et de régularité

-  le PTV : parcours en terrain varié

-  La maîtrise des allures (galop le plus lent et pas le plus rapide sur 100 m en initiation et 150 pour les niveaux au delà).

-  Voici les étapes d’un TREC :

La salle des cartes avant le POR

Il y a 20 min pour recopier la carte qui est la plupart du temps (surtout en niveau initiation) un tracé. Bien reproduire le tracé sur la carte qu’on nous donne, au stabilo (évite de masquer les chemins). Ensuite repérer sur ce tracé chaque kilomètre. Les materialiser par un trait et les numéroter. Pour les repérer, se servir d’un calque gradué (1 km = 4 cm), d’une ficelle graduée ou d’un curvimètre. Ces repères sont utiles pour déterminer si notre vitesse est bonne (ex : en partant avec une moyenne de 10km/h, je dois faire 1 km en 6 min. A mon repère 1 km sur la carte, en arrivant sur le terrain, je vérifie, grâce au chrono si je suis en avance, en retard ou OK).

salle des cartes

En régional et niveau au delà (parfois même en initiation), une partie du parcours peut être aux azimuts : on nous donne alors des lignes d’azimuts (toujours donnés en angle avec le nord), et des distances. Par exemple : 350° - 0,350 km / 95° - 1,1 km / 121 ° - 0,85 km. On trace alors l’itinéraire sur la carte, en utilisant la boussole comme un rapporteur.

Parfois le tracé aux azimuts est donné en cours de route, lors d’un contrôle. Dans ce cas il faut s’orienter à la boussole pour déterminer les angles. Sur le terrain, placer le curseur du cadran mobile de la boussole sur l’angle demandé. Ensuite orienter la boussole afin de faire coïncider l’aiguille aimantée avec l’axe nord sud du cadran mobile. Le curseur (l’axe du boitier de la boussole) donne alors la direction à prendre en réel.

Sur la carte, pour trouver l’azimut d’un chemin (pour vérifier qu’on a bien pris le bon chemin) : Placer le bord latéral de la boussole sur le chemin. Tourner ensuite le cadran mobile de la boussole afin que l’axe Nord Sud du cadran de la boussole se retrouve dans l’axe nord sud de la carte (sur une carte cet axe est vertical). On lit l’angle directement sur le curseur de la boussole.

Les azimuts sont plus simples qu’il n’y paraît surtout pour se repérer en réel, on prend le coup de tourner le curseur, très vite, mais ce qui est le plus difficile à déterminer, c’est bien la distance qu’on parcourt. En effet suivre des lignes d’azimuts est simple mais dire qu’on a fait 250 m l’est beaucoup moins. Surtout si la partie aux azimuts se fait sans cartes (ce qui est le cas habituellement).

Quelques méthodes peuvent être utilisées : se matérialiser en carrière, une distance de 100 m, et compter le nombre de fois où l’on se lève au trot enlevé. Ca permet d’étalonner la distance et de savoir combien de mètres on parcourt.

CEPENDANT, il n’est pas évident de faire ses lignes d’azimuts au trot... Donc c’est l’habitude au final, qui permet d’évaluer les distances en réel...

La présentation du couple cheval / cavalier

Avant de partir pour le POR, la carte en poche, le couple cavalier cheval est passé en revue :
-  Vérification du matériel (état et propreté de la selle, du filet, du tapis, du licol)
-  Vérification de l’embouchure (qui doit être la même pour toutes les épreuves)
-  vérification de la trousse de pharmacie équine et humaine (celle ci doit contenir 6 compresses stériles, une pommade anti-flogistique, de l’aspirine en sachet, un désinfectant type bétadine, une solution nettoyante et antiseptique (ex : cothivet), un bandage, un anti spasmodique, une pommade ophtalmique, une couverture de survie, une paire de ciseaux, une pince à épiler, du sparadrap type elastoplast)
-  vérification de la trousse de maréchalerie (qui doit au moins contenir une tricoise, une rape, un fer de rechange, une poignée de clou, un rogne pied)
-  vérification du port de la bombe, ou casque (maintenant obligatoire en POR).

Avant de partir ...

Le POR

On part donc pour le POR avec une première moyenne donnée. Des points de contrôles sont disséminés tout au long du parcours, sans que l’on sache où ils se trouvent. D’où la nécessité, de gérer une moyenne très homogène. Ces points de contrôle sont souvent placés à des endroits « pièges », comme le petit sentier dont on ne voit pas l’entrée, mais aussi à l’abord d’une grande route (où les contrôleurs aideront les cavaliers à traverser.). Là sont notés les temps de passage, et une nouvelle moyenne est donnée (les moyennes tournent autour de 6,7,8,9,10 km/h, et sur la fin du parcours reviennent à 7, voire 6 afin de terminer le parcours dans le calme, les chevaux ayant le temps de sécher. En initiation et départemental les POR sont de jour et font environ 20 à 25 km.

-  En résumé, il faut savoir se repérer sur la carte bien sur, mais aussi savoir gérer les allures de son cheval selon le terrain rencontré ( ne pas hésiter à prendre de l’avance sur un beau terrain herbeux, ou sablonneux, car le terrain rencontré plus loin pourra être de la route ou un chemin bien caillouteux), afin de toujours savoir si on est en avance ou en retard par rapport aux kilomètres qu’on aura balisés. Pour cela un chrono qui note les temps intermédiaires est bien utile !

Le PTV

Une douzaine d’obstacles sont à enchaîner, parfois en un parcours sans interruption, parfois obstacle par obstacle.

Parmi ceux-ci :

-  immobilité :

deux cercles concentriques sont matérialisés au sol de 4 et 8 m, le cheval est amené au centre, le cavalier sort du cercle de 8 m et compte dix secondes. Le cheval ne doit pas sortir du cercle de 4 m. Sinon c’est 0. Ensuite le cavalier remonte à droite le plus souvent, et l’immobilité au montoir doit être respectée. Noté sur 10 si 10 sec tenues. 1 point par seconde tenue.

L’immobilité
L’immobilité

-  Maniabilité :

un U matérialisé par des barres (surélevées en régional, et au delà), doit être franchi sans qu’un pied ne sorte. Noté sur 10. 0 si trois désobéissances.

maniabilité

-  Barrière :

à corde ou en dur, la barrière doit être ouverte et refermée par la même main, sans lâcher la barrière. Noté sur 10. 3 désobéissances = 0.

-  Contre bas, contre haut, piano, plan ascendant, plan descendant, fossés, reculé, montés ou en main :

Noté sur 10. Points enlevés si déséquilibre, coups dans la bouche, refus, dérobade, etc...

Contre-bas en main
Contre-bas en main

-  Passerelle :

monté ou en main. Noté sur 10

Passerelle en main
Passerelle en main

-  Embarquement dans un van :

Noté sur 10

-  Slalom :

de 4 à 6 plots espacés de 5 à 7 m. Le passer au galop pour un maximum de points.

slalom

-  Bordure maraîchère :

couloir de 8 m maxi dont l’écartement varie de 0,5 m à 1 m selon le niveau. Le passer au galop pour un maximum de points.

-  reculé (en main pour les niveaux initiation et départemental. Peut être monté pour les niveaux au dela) 3 points enlevés pour chaque pied qui touche les barres.

reculé en main
reculé en main

-  Branches basses :

En main ou en selle. A régler pour être à 30 cm au dessus du garrot (20 pour les régionaux et +). Maximum de points au galop. Bien se coucher sur le côté et ne pas se relever trop tôt !

branches basses en main

-  Gué, obstacles sautant (troncs, haies vives, etc) :

Noté sur 10.

La maîtrise des allures

-  Galop le plus lent et pas le plus rapide sur 100 m en initiation et 150 pour les niveaux au delà. La rupture de l’allure entraîne un 0. Un barème (cf règlement officiel du trec) de points est affecté selon le temps mis.

Pas le plus rapide
Pas le plus rapide
Galop le plus lent
Galop le plus lent

Le club du Perchay propose des reprises TREC

avec 3 à 4 sorties en concours par an, dont 1 concours au sein du club.

Ce que nous travaillons chaque semaine lors de ces reprises.

Pour la maîtrise des allures

-  Travail sur la mise sur l’arrière train des chevaux, pour le galop le plus lent.

-  Travail de voltes en rêne d’appui, devenant la plus petite possible, principalement au trot et aussi au galop. La rêne d’appui empêche le cheval de se coucher sur la volte. Maintenir beaucoup l’impulsion, si nécessaire chatouiller derrière la jambe avec un stick de dressage, pour faire venir s’engager le postérieur intérieur.

-  Demi tour les épaules autour des hanches : Bien ramener les épaules avec une rêne d’appui, et surtout bien tenir les hanches avec la jambe extérieure. Ce n’est pas évident, car souvent le demi tour passe par un axe qui passe par nous

-  Après ce temps de travail rassemblé, laisser filer les rênes et une jambe après l’autre agissant, le bassin accompagnant très fort le mouvement du pas, pour obtenir un bon pas allongé.

-  Epaules en dedans au trot, épaules en avant au galop, a intercaler avec des allongements au trot.

Pour le PTV

-  Travail autour de la carrière, pour la détente, serpentine sur les talus, passage de butes, etc

-  Passage de contre bas, contre haut (en main et monté), de branches basses (bricolage sur des chandeliers avec des branches de bambous), passage au milieu des branches de peupliers.

-  Slalom autour de cônes, avec les rênes dans une main, en rêne d’appui, et le dos bien en arrière.

-  Bordure maraîchère matérialisée par des barres au sol. Idem pour la maniabilité.

-  Passage à pied de tous ces "obstacles", montoir à droite, immobilité, etc...

-  Passage sur une passerelle

Pour le POR, on a appris au fur et à mesure en commençant par des stages autour du club. On part avec une carte 1/25000 e, une boussole, un chrono. On part à 10 km/h (par exemple). Il faut donc régler son allure pour respecter cette moyenne, et ce, en fonction du terrain. Cela implique qu’on doit faire (dans ce cas)1 km en 6 min. En général, 1 est au chrono l’autre à la carte. Il arrive qu’on parte tout seul et dans ce cas, il faut tout gérer, chrono et repères sur la carte.

Il faut bien entendu connaître les légendes topographiques, mais aussi savoir se repérer par rapport au réel. Savoir orienter sa carte, si on hésite sur des repères réels, et s’orienter alors grâce la boussole.

Voilà tout ce que rassemble le TREC, sans nul doute la discipline la plus complète puisqu’elle fait intervenir le dressage (déplacement de hanches pour la maniabilité, la barrière, la maîtrise des allures), la souplesse, la confiance et l’éducation, pour l’immobilité et les passages en main, l’obstacle pour le PTV, la gestion des allures selon le terrain et la fatigue de son cheval, et enfin la capacité à gérer, temps, vitesse, allure, tout en s’adaptant au terrain.

Pour en savoir plus : http://www.trec-france.com